Comment bien régler l'image de son téléviseur ?

Comment bien régler l'image de son téléviseur ?

Lorsqu'on vient d'acquérir un téléviseur HDTV 1080p, un téléviseur UHD 4K ou un téléviseur OLED, on veut pouvoir en profiter tout de suite. Seulement, les réglages par défaut des téléviseurs ne sont pas toujours parfaitement étalonnés pour reproduire l'image le plus fidèlement possible, ni adaptés à toutes les situations de visionnage. Il est donc judicieux de faire un petit tour dans les menus de réglage image pour savoir à quoi correspond chacun des paramètres et comment les ajuster au mieux pour optimiser la qualité de l'image.

Avant la première utilisation d'un téléviseur, il est important de procéder à quelques réglages afin de s'assurer que l’image qu'il affiche est la copie conforme de l'image captée par la caméra du studio de télévision ou du réalisateur de cinéma. Il faut également que le réglage soit adapté aux conditions de visionnage. La plupart des téléviseurs sont en effet paramétrés par défaut pour être exposés en magasin, en d’autres termes, présentés dans un éclairage ambiant très lumineux. Mais les conditions d'utilisation domestique sont bien différentes de celle d'un grand magasin inondé de lumière artificielle, et l'éclairage ambiant impacte directement notre façon de percevoir les images.

LG 49UH850V

C’est pourquoi il est nécessaire d’ajuster les réglages de son téléviseur afin de profiter pleinement de ses performances et d’obtenir la meilleure qualité d’image possible, en conditions réelles d'utilisation. Une fois ces réglages effectués, on profite alors au maximum des capacités de son téléviseur qui peut offrir à chaque spectateur un maximum de sensations, que ce soit lors de la retransmission d’événements sportifs ou à l'occasion de séances de cinéma à la maison.

Remarque : les notions de réglage image abordées dans ce guide s'appliquent également aux vidéoprojecteurs qui proposent généralement le même type de menu utilisateur que les téléviseurs, la section réception TV en moins. Attention ! Certaines sources (lecteurs Blu-ray et lecteurs Blu-ray UHD-4K, lecteurs réseau AVchaînes home-cinéma compactes avec lecteur vidéo intégré) possèdent également un menu de réglage image plus ou moins complet qui peut faire doublon avec le réglage image du téléviseur ou du vidéoprojecteur.

Attention ! Si vous consultez ce guide sur un écran non calibré ou mal calibré, les différences entre les visuels utilisés pour illustrer les réglages (luminosité, contraste, couleur) pourraient ne pas être facilement identifiables.

Les modes images pré-réglés

Les téléviseurs HDTV 1080p, UHD-4K et OLED proposent différents modes image pré-réglés parmi lesquels choisir afin d’ajuster les propriétés d’affichage en fonction de l’éclairage ambiant. Pratiques pour les néophytes et pour tous ceux qu'une plongée dans les méandres des menus de réglages rebute, ils sont le plus souvent situés dans un menu de réglage rapide accessible d'une touche depuis la télécommande. Ils sont généralement calibrés pour correspondre à trois types d'utilisation : standard / dynamique / cinéma.

Le mode "standard" ou "normal"

Ce mode permet de conserver un rendu correct des noirs tout en assurant des couleurs assez vives dans une pièce de vie éclairée sans excès par la lumière du jour.

Mode Normal

En mode normal, la luminosité et le contraste sont positionnés sur des valeurs moyennes, la colorimétrie est plutôt neutre, le niveau de détail généralement satisfaisant. L'ombre sous les nuages et les bleus du ciel offrent ici de belles nuances. Les conditions sont réunies pour profiter d'une image satisfaisante dans une pièce de vie à la lumière du jour.

Le mode "dynamique"

C'est bien souvent celui qui est sélectionné pour les modèles d’exposition en magasin, parce qu'il est adapté à un environnement très lumineux. Les réglages de luminosité, de contraste et de couleurs sont souvent très poussés, pour que l’image demeure vive et flatteuse en conditions de forte luminosité ambiante. Ce réglage peut éventuellement convenir dans une pièce de vie aux larges baies vitrées inondée de lumière un après-midi d'été. Mais il est généralement assez déséquilibré et ne permet pas d'obtenir l'image la plus fidèle à l'originale.

Mode Dynamique

En mode dynamique, la luminosité et le contraste sont plus poussés, les couleurs plus saturées. C'est particulièrement flagrant sur les bleus du ciel. Même la neige prend ici une teinte bleutée.  Le curseur de la netteté est également poussé vers le haut, relevant artificiellement les contours des arbres et des brindilles sur la neige.

Le mode "cinéma"

Il s'agit d'un mode adapté à des conditions de visionnage dans la pénombre, voire l’obscurité totale. L'image est généralement plus nuancée et plus douce, moins lumineuse. Les traitements vidéos sont en principe désactivés. C'est bien souvent le réglage le plus proche des normes vidéo en termes de niveau de noir et de blanc, avec une colorimétrie assez juste.

Mode Cinéma

En mode Cinéma, la luminosité est abaissée pour convenir à des conditions de faible éclairage. Les procédés d'amélioration d'image sont généralement désactivés pour livrer au spectateur l'image telle que l'a voulue le réalisateur.

Ces trois modes images sont certes pratiques, mais ils ne sont pas nécessairement calés sur les normes vidéo internationales, notamment les modes standards et dynamiques : plutôt que de chercher à reproduire le plus fidèlement possible l'image originale, ils visent le plus souvent à produire une image flatteuse, très lumineuse et souvent sursaturée pour attirer le regard. C'est pourquoi un petit tour dans les menus de réglage image du téléviseur est un préalable indispensable pour profiter au maximum de la qualité d'image de son téléviseur, avec un affichage le plus proche possible de l'image originale.

Cas particulier : le mode Jeu
Comme son nom l'indique, le mode Jeu (Game Mode) se destine à la pratique des jeux vidéo. Il est calibré pour limiter au maximum le décalage temporel entre l'envoi de l'image par la console de jeux vidéo et son affichage par le téléviseur. Ce décalage temporel est dû notamment aux nombreux traitements vidéo appliqués par le processeur graphique du téléviseur. Le mode jeu y remédie en désactivant au maximum ces traitements, pour limiter le temps de latence à l'affichage. L'image perd un peu en qualité, mais le joueur y gagne en réactivité, ce qui peut être précieux dans un jeu de course en ligne, voire vital dans un FPS. En mode jeu, l'image est généralement plus lumineuse pour permettre au joueur de mieux distinguer d'éventuels adversaires, tapis dans l'ombre.

Mode Jeu

En mode Jeu, la luminosité est plus poussée dans les zones les plus sombres de l'image (ici la technologie Black Stabilizer) et le temps de réponse est optimisé pour éviter tout retard important à l'affichage (DAS Mode activé) et limiter l'effet de ghosting (image fantôme) dû au temps de latence de l'écran (rémanence).


Les réglages image personnalisés

Le réglage de chaque téléviseur est unique : il doit en effet tenir compte des conditions d’éclairage habituelles de la pièce lorsqu'il est utilisé, mais aussi des préférences de l'utilisateur.

La plupart des téléviseurs permettent de mémoriser plusieurs profils de réglages différents. Il est donc recommandé de paramétrer et de mémoriser au minimum deux modes images distincts :

  • un mode optimisé pour un visionnage en journée (lumière ambiante normale - mode "Standard" ou "Normal"),
  • un second optimisé pour un visionnage en conditions “cinéma” (le soir dans la pénombre ou l'obscurité complète, ou en journée avec les rideaux tirés et les volets fermés - mode "Cinéma").

En effet, le réglage effectué pour un environnement éclairé donnera une image trop lumineuse dans des conditions de visualisation type "cinéma" (dans la pénombre), et inversement, un réglage image optimisé pour un visionnage dans l'obscurité manquera de vivacité dans une pièce éclairée.

Par ailleurs, il est recommandé d'effectuer ces réglages pour la réception TV du téléviseur (TNT) mais aussi pour chacune des entrées vidéo sur lesquelles sont branchées les différentes sources (lecteur Blu-ray/DVD, décodeur TV par satellite, console de jeux vidéo, lecteur réseau multimédia...). Cela permet d'ajuster les réglages en fonctions des caractéristiques spécifiques de chaque source (les sorties vidéos des différents appareils peuvent être plus ou moins lumineuse et contrastée, les couleurs plus ou moins saturées...) mais aussi en fonction du rendu souhaité selon le type d'image visionné (films, jeux vidéo...).

On aura donc idéalement un mode "normal" et un mode "cinéma" pour la TNT mais aussi pour chaque entrée vidéo.

Notez que les réglages images pour l'entrée HDMI sur laquelle un lecteur DVD ou Blu-ray est connecté peuvent être facilités en utilisant le disque d'un film labellisé THX. La majorité des films portant ce logo proposent en effet en bonus un menu de réglage THX, baptisé THX Optimizer. Celui-ci permet d'ajuster précisément les réglages images au moyen de mires de test spécialement conçues pour cela. Des mires similaires peuvent également être trouvées sur le Web. À utiliser sans modération !

Mire THX - Monitor Performances

Le programme de réglage THX Optimizer propose plusieurs mires comme celle-ci permettant d'ajuster la luminosité, le contraste, les couleurs et la netteté de l'image.


Luminosité, contraste, couleurs

Les menus de réglages des téléviseurs peuvent vite se révéler complexes et les différents paramètres ajustables ne portent pas des appellations toujours très claires. En plus des traditionnels réglages de luminosité, de contraste et de couleurs, de nombreux autres paramètres peuvent être modifiés : le niveau du rétroéclairage, la réduction de bruit (bruit numérique et bruit MPEG), la netteté ou encore la compensation de mouvement (fluidité des images). Il faut par ailleurs se méfier des procédés de réglage automatiques ou dynamiques proposés par la majorité des téléviseurs actuels. Tous ces filtres et procédés d'amélioration de l'image viennent en second plan et ne sont pas essentiels pour l’étalonnage d'un écran. Ils ont même parfois tendance à dénaturer l'image et sont rarement exempts de défauts (couleurs trop saturées, luminosité excessive, contours trop marqués...). Il est donc préférable de les désactiver (et même de les oublier pour certains !) avant de passer au réglage des points les plus importants qui sont :

  • Le niveau de noir, accessible dans le menu de réglage généralement baptisé luminosité, brightness ou black level.
    Attention ! Sur certains téléviseurs, c'est le réglage du niveau de rétro-éclairage global de la dalle qui se cache derrière l'appellation "luminosité/brightness".
  • Le niveau de blanc, souvent baptisé contraste ou gain.
  • Les couleurs, avec plusieurs paramètres : teinte, saturation, température.

En ajustant le niveau de noir et le niveau de blanc, on modifie la plage dynamique de l'image, c'est à dire ses limites de luminosité basse (noir) et haute (blanc).

Que dit la norme ?
Depuis 1982, la norme internationale ITU-R BT601 définit le niveau du noir et du blanc pour la vidéo numérique sur une échelle de quantification 8 bits (256 valeurs, de 0 à 255). 220 niveaux de quantification sont réellement exploités : le noir "vidéo" est ainsi fixé à 16, et le blanc "vidéo" à 235, ces valeurs ayant été reconduites pour la norme BT709 applicable aux contenus HD. Qu'il s'agisse de vidéo (télévision) ou de cinéma, toutes les images tournées sur la planète sont montées et contrôlées en post-production sur des moniteurs précisément étalonnés selon ces valeurs. Ce sont ces valeurs qu'on cherche à ajuster lorsqu'on calibre un afficheur, afin qu'il reproduise à l'identique l'image tournée et validée par le réalisateur.

L'UHD introduit la norme Rec-2020 avec des spécifications sur 10 et 12 bits :
- 10 bits (1024 valeurs de 0 à 1023) : valeur du noir fixée à 64 et valeur du blanc fixée à 940,
- 12 bits (4096 valeurs de 0 à 4095) : valeur du noir fixée à 256 et valeur du blanc fixée à 3760.

Rappelons qu'avant d'ajuster les réglages du téléviseur, il faut recréer les conditions de luminosité habituelles de visionnage : éclairage naturel en journée pour le réglage "standard", obscurité partielle ou totale ou encore lumière tamisée pour un réglage "cinéma" personnalisé. Il est par ailleurs recommandé d'allumer le téléviseur 10 à 15 minutes avant d'effectuer les réglages, afin qu'il se mette en chauffe et que le rétroéclairage offre un niveau de luminosité stabilisé. Cette remarque est valable également pour les téléviseurs OLED, même s'ils n'embarquent pas de rétroéclairage.

Ajuster le rétro-éclairage d'un téléviseur LCD/LED
Le réglage du rétro-éclairage d’un téléviseur LCD consiste à ajuster la quantité de lumière émise par les rampes de LED (ou les tubes pour les téléviseurs LCD plus anciens) afin de rendre l’image entière plus claire ou plus sombre. Le réglage par défaut du rétro-éclairage étant généralement trop élevé, abaisser ce dernier permet de réduire la fatigue oculaire provoquée par une image trop claire. Ce faisant, on limite également la consommation d'énergie du téléviseur.
Ce réglage est à faire avant d'aborder les réglages de niveau de noir et de blanc et ne doit plus être modifié par la suite (sous peine de devoir ré-étalonner les niveaux).

Le niveau de noir (luminosité)

Le réglage de la luminosité du téléviseur permet d'ajuster le niveau de détail dans les zones sombres de l'image. C'est sans doute le réglage le plus important car l’œil humain est beaucoup plus sensible aux différences de luminosité qu'aux différences de teintes (nuances de couleurs). Le réglage de la luminosité de l'écran permet ainsi d'ajuster le niveau de noir : il ne doit pas paraître gris, mais il ne doit pas non plus être trop sombre, sous peine d'être bouché, ce qui occasionne une perte de détails et de nuances. Il faut essayer d'obtenir un compromis permettant d'avoir un noir dense et profond, qui offre cependant une bonne lisibilité des détails dans les zones sombres de l'image.

THX Optimizer - Mire Luminosité

Mire de réglage de la luminosité (niveau du noir) du programme THX Optimizer.

En jouant sur le réglage de "luminosité", on rend visibles ou invisibles les différents carrés des deux bandes horizontales qui figurent les plus bas niveaux de l'échelle de gradation lumineuse de l'image :
- avec cette mire, on obtient un noir correct en ne laissant apparaître que les huit carrés les plus clairs,
- le logo THX au centre de l'image doit se détacher très légèrement du fond noir.

  • Si le niveau de luminosité est trop faible (moins de 8 carrés visibles sur la mire ci-dessus), on perd du détail dans les zones sombres puisqu'on tasse la dynamique de l'image par le bas (on réduit l'étendue de la lisibilité des parties les plus obscures de l'image).
  • S'il est trop élevé (plus de 8 carrés visibles), on "décolle" les noirs en étendant la plage dynamique de l'image vers le bas. Plus de détails apparaissent, mais le noir est moins profond (ce qui devrait être noir devient gris foncé) et surtout, on s'éloigne de l'image voulue par le réalisateur. Il a en effet monté son film sur un moniteur avec un noir étalonné à la norme, en choisissant donc précisément les détails de l'image qui seraient visibles ou non dans les zones sombres.

En l'absence de mire dédiée, il est conseillé d’ajuster ce paramètre en visionnant un programme ou un film avec des images comportant à la fois des zones sombres, des zones moyennement éclairées et des zones très lumineuses, idéalement en faisant un arrêt-sur-image. Notez qu'un écart de luminosité important entre la zone de l'image la plus claire et la zone de l'image la plus sombre facilite ce réglage. Il faut donc choisir avec soin les différentes scènes qui vont servir de référence pour régler ce paramètre.

Avant d'effectuer le réglage proprement dit, on commence par diminuer la luminosité du téléviseur jusqu’à ce que l’image ne soit presque plus visible. 

Luminosité trop faible

Sur cette image à la luminosité trop faible, les noirs sont bouchés : aucun détail des flancs des plateaux et des mesa plongés dans l'ombre ne sont visibles. La couleur du sol et de la végétation ne paraît pas naturelle.

On augmente ensuite progressivement le niveau de luminosité jusqu'à ce que des détails de l'image apparaissent dans les parties les plus sombres, tout en conservant une bonne profondeur des noirs, qui ne doivent pas être gris ni délavés.

Luminosité bien réglée

Lorsque la luminosité est correctement étalonnée, certains détails apparaissent dans les zones les plus sombres, comme le découpages des flancs des plateaux et certains reliefs sur les plateaux de la mesa, à gauche du chariot. Les teintes sont plus réalistes.

Il faut trouver le meilleur équilibre pour que la luminosité ne soit pas trop faible, afin de ne pas perdre en précision dans les scènes très sombres, tout en conservant des noirs vraiment noirs.

Luminosité trop forte

La luminosité poussée quasiment au maximum, de nombreux détails dans les zones sombres apparaissent. Mais c'est au détriment de l'équilibre général de l'image (qui semble trop claire), et des couleurs, qui sont délavées.

Le niveau de blanc (contraste)

Le réglage du contraste de l'écran permet d'ajuster le niveau de détail dans les zones claires de l'image. En sortie d’usine, le contraste des téléviseurs est souvent trop élevé : les blancs sont très lumineux, limite brûlés, avec une perte significative de détails dans les parties les plus claires de l'image. La colorimétrie pâtit également d'un réglage du contraste trop poussé, avec pour résultat des couleurs qui perdent de leur naturel et sont peu nuancées.

En modifiant le niveau de blanc (contraste), on intervient sur la dynamique de l'image, c'est à dire son échelle de gradation lumineuse.

  • Si le contraste est trop élevé, l'image paraît plus brillante. Cela s'explique par le fait qu'on a remonté la valeur des plus hautes gradations d'intensité lumineuse de l'image. Mais en faisant cela, on écrase vers le haut la plage dynamique de l'image et l'on se prive de nuances et donc de détails. Des parties claires de l'image qui avaient des valeurs d'intensité lumineuse différentes sont maintenant indistinctes.
  • Si le contraste est trop faible, l'image paraît terne. La luminosité des parties les plus claires de l'image est trop faible, les blancs sont moins lumineux, paraissent gris clair. 

Mire de réglage du contraste - THX Optimizer

Mire de réglage du contraste du programme THX Optimizer

Les huit rectangles figurent les plus hautes gradations lumineuses de l'image vidéo (jusqu'à la valeur 235 - le rectangle le plus clair) selon la norme BT601/BT709.
En jouant sur le réglage de "contraste", on va chercher à rendre le plus lumineux possible le rectangle le plus clair, tout en faisant en sorte qu'il demeure distinct de celui qui est à peine plus clair :
- dans un premier temps, il faut augmenter le contraste jusqu'à ce que les deux rectangles les plus clairs se confondent,
- on diminue ensuite progressivement le contraste jusqu'à commencer à distinguer séparément chacun d'eux.
Le contraste (niveau de blanc) est alors réglé.

À défaut d'une mire spécifiquement conçue à cet effet, une image comportant à la fois des zones sombres, des zones moyennement éclairées et des zones très lumineuses est idéale pour effectuer ce réglage. Un paysage avec un ciel parsemé de nuages s'y prête plutôt bien.

Contraste trop fort

Un réglage de contraste trop élevé produit une image qui "claque". Très séduisant de prime abord, ce réglage tend cependant à écraser toute subtilité. Les étendues de neige et les couches nuageuses sont peu nuancées. Même les ombres des arbres derrière le personnage paraissent trop claires.

Avant de commencer le réglage proprement dit, on abaisse le niveau de contraste jusqu'à environ 50% de sa valeur maximale. On obtient alors une image aux blancs qui sont gris. En augmentant ensuite progressivement le contraste, on cherche à obtenir un véritable blanc, tout en conservant un niveau de détail suffisant dans les zones les plus lumineuses de l'image.

Contraste trop faible

En abaissant (exagérément)  le niveau de contraste, le résultat à l'image est visible : la surface neigeuse, les ombres des arbres et la couverture nuageuse présentent bien plus de nuances. Le réglage idéal du contraste consiste à trouver un subtil équilibre préservant d'une part la clarté des zones les plus claires de l'image, et offrant d'autre part des nuances et un niveau de détail satisfaisants dans ces mêmes zones.

Un niveau de contraste bien réglé doit permettre d'obtenir une image avec des blancs qui ne tirent pas sur le gris et des zones claires à la fois lumineuses et détaillées.

Dans un premier temps, une image correctement contrastée peut sembler manquer de vivacité.
Mais on constate rapidement qu'elle est moins fatigante à regarder sur la durée et surtout, qu'elle offre un rendu beaucoup plus naturel qu'une image trop fortement contrastée. Sa dynamique est par ailleurs maximisée.

Les couleurs

Par défaut, le réglage couleur des téléviseurs est rarement bon : les teintes ne sont pas toujours très naturelles, la saturation est bien souvent trop prononcée et la température de couleur mal ajustée. Dans les magasins, tout est fait pour que les couleurs soient les plus vives possibles afin d'attirer l’œil des clients (l'image est généralement calée sur le mode "dynamique"). Les préréglages "standard" et "cinéma" proposés dans le menu image sont généralement plus justes, et peuvent convenir comme base de travail pour un réglage plus personnalisé.

Le rendu des couleurs en vidéo se base sur la vision humaine, qui peut se définir comme la perception des rayonnements lumineux (ondes électromagnétiques) et leur interprétation par le cerveau.

Diagramme CIE représentant le spectre visible par l'oeil humain

La Commission Internationale de l'Éclairage (CIE) définit les limites de perception de l’œil humain comme comprises entre 380 nm (violet) et 780 nm (rouge). On voit clairement sur ce diagramme qu'il existe une marge de progression (très) importante entre le gamut perceptible par l’œil humain et le gamut utilisé en HD. La norme UHD a pour ambition d'étendre le gamut reproductible par les téléviseurs et vidéoprojecteurs compatibles pour se rapprocher des capacités de l’œil humain. Chaque sommet de ce "triangle" représente une couleur primaire. Le blanc y occupe le point appelé D65. Chaque droite reliant l'un des sommets au point blanc coupe le côté opposé en un point définissant une couleur secondaire : jaune, magenta, cyan.

Quelques notions d'anatomie !
La rétine de l'oeil humain est constituée de deux types de photorécepteurs : les bâtonnets et les cônes.
- les bâtonnets sont spécialisés dans la vision scotopique, c'est-à-dire en conditions de faible luminosité sans perception de couleur (vision en noir et blanc, forte sensibilité aux nuances de gris).
- les cônes, sont spécialisés dans la vision photopique, c'est-à-dire la perception des couleurs lorsque les conditions de luminosité le permettent. 

On distingue par ailleurs trois types de cônes possédant chacun une sensibilité spectrale différente :
- les cônes sensibles aux ondes longues (la partie rouges de la lumière visible),
- les cônes sensibles aux ondes moyennes (la partie verte du spectre visible),
- les cônes sensibles aux ondes courtes (la partie bleue de la lumière visible).

Les afficheurs vidéo (téléviseurs LCD LED, Plasma, OLED, vidéoprojecteurs...) fonctionnent sur le même principe, avec des pixels constitués de sous-pixels rouges, verts et bleus. L'image vidéo est ainsi encodée en RVB (Rouge Vert Bleu).

NB : le vert est la couleur à laquelle l'oeil humain est le plus sensible, le bleu, celle pour laquelle sa sensibilité est la plus faible.
La teinte

Le réglage de la teinte (hue en anglais) se trouve parfois sous la simple dénomination "couleur" dans le menu des réglages image du téléviseur. Il permet d'agir sur l'équilibre colorimétrique de l'image afin qu'elle ne tire pas vers une des trois couleurs constituant la matrice de l'écran (RVB - Rouge, Vert et Bleu), plus particulièrement vers le vert ou le rouge. Lorsqu'on agit sur le curseur de réglage de la teinte, on décale les valeurs de tonalité de l'image dans l'espace colorimétrique un peu plus vers le rouge ou le vert. La finalité de ce réglage est d'obtenir le résultat le plus naturel possible, avec des teintes réalistes.

Mire de réglage de la teinte - THX Optimizer

La mire de réglage de teinte du programme THX Optimizer, qui nécessite l'utilisation de lunettes spécifiques à filtres bleus.
Sur le mot "COLOR", les lettres "C", "L" et "R" sont bleues, les lettre "O" sont blanches. Dans un système RVB, le blanc résulte de la synthèse additive des trois primaires (Rouge, Vert et Bleu). Les lunettes ne laissant passer que le bleu, les lettres blanches apparaissent alors également en bleu. En modifiant le réglage de couleur du diffuseur, on peut alors corriger l'équilibre colorimétrique : il faut que le bleu (avec les lunettes) du "O" soit de la même teinte que le bleu des lettres "C", "L" et "R".
En l'absence de mire (à la norme BT709/Rec.709), le réglage peut également s'effectuer sur un visage en gros plan : la peau ne doit sembler ni verdâtre, ni rouge ou rosée.

La saturation

La saturation correspond à l'intensité de la couleur : trop faible, l'image est terne (on se rapproche d'une image en noir et blanc), trop forte, l'image est criarde.

Réglage saturation faible

Une saturation faible des couleurs les rend ternes : la plaque de la casquette n'est pas très dorée, les lèvres du chef de gare sont presque marron, son menton trop clair, la peau la plus claire autour des yeux et au-dessus du nez est blafarde, presque jaunâtre.

Parfois, ce réglage est lui aussi simplement appelé "couleur" dans le menu de réglage image. Là encore, le réglage peut s'effectuer sur un visage en gros plan. Avec une saturation au minimum, on obtient une image en noir et blanc. Si la peau du personnage présente un teint blême, le niveau de saturation est encore insuffisant. À l'opposé, une saturation trop importante produit une image au rendu "flashy" voire fluo pour les objets déjà saturés.

Réglage saturation correct

Avec une saturation bien ajustée, les couleurs paraissent à la fois plus vivantes et plus naturelles. On retrouve une tonalité "chair" autour des yeux, la couleur des lèvres est réaliste. La plaque de la casquette est moins terne. Les zones du visage burinée par le soleil et le début de couperose sont clairement visibles.

Le réglage de la saturation doit produire une image naturelle et réaliste, même si cette appréciation peut varier selon les préférences du spectateur. Ce réglage demeure ainsi plus subjectif que le réglage de la teinte.

Réglage saturation élevé

Une saturation trop poussée conduit à une image dénaturée voire caricaturale : le visage du chef de gare est bien trop rouge-orangé pour paraître naturel.

La température des couleurs

Ce paramètre qui détermine une tendance générale de l'image peut prendre trois valeurs : froid, neutre (ou normal) et chaud. Sa variation est facilement repérable en observant la “couleur” du blanc et la teinte des différentes couleurs.

Température de couleur : Froid

Avec une température de couleur réglée sur froid, les nuages prennent une teinte bleutée. Les flancs des plateaux qui devraient être brun-ocre tirent plutôt sur le gris. Les parties les plus claires de la végétation ont une teinte vert-de-gris.

Dans le domaine de l'image, une couleur est dite "froide" lorsqu'elle tire vers le bleu. À l'opposé, une couleur est dite "chaude" lorsqu'elle tire vers le rouge-orangé.

Tempétrature de couleur : Chaud

Lorsque la température de couleur est réglée sur chaud, les nuages prennent une teinte rouge-orangée. Le bleu du ciel est moins prononcé, un peu plus terne. Le sol et la végétation paraissent un peu trop orangés. Les flancs des plateaux à l'arrière-plan tirent sur le jaune.

Selon le type de programme visionné, il peut être intéressant de basculer d'un mode à l'autre pour vérifier lequel est le plus adapté. Généralement, c'est le réglage neutre qui permet d’obtenir le rendu des couleurs le plus naturel.

Température de couleur : Normal

Le réglage de la température de couleur positionné sur normal semble offrir les meilleurs résultats : le bleu du ciel est juste, les nuages sont véritablement blancs et gris, les teintes ocres du sol ne tendent pas exagérément vers le orange, les flancs des plateaux sont bruns, le vert de la végétation paraît naturel.


Filtres et traitements d'image

Les puristes vous diront que tout ce qui modifie l'image originale par un traitement numérique automatisé, aussi perfectionné soit-il, doit absolument être désactivé, sous peine de dénaturer l'intention du réalisateur. 

C'est parfaitement justifié pour les œuvres cinématographiques et certaines séries TV à l'image très soignée. Le choix du réalisateur de filmer en argentique ou en numérique, le travail sur les lumières, la couleur, la photographie etc. risquent en effet d'être altérés par les différents filtres et traitements vidéo. Tout à fait dispensables sur les films et séries TV de qualité, les traitements vidéo du téléviseur peuvent cependant se révéler utiles dans certains cas, notamment lors du visionnage d'événements sportifs, de films anciens au master de médiocre qualité ou de films de familles tournés en conditions de faible luminosité...

Il est donc utile de savoir à quoi ces filtres et traitements vidéo correspondent, de connaître leur mode de fonctionnement, leurs qualités et leurs défauts, afin de pouvoir si nécessaire les utiliser à bon escient.

L'overscan (ou surbalayage)

Héritage des téléviseurs à tube cathodiques (écrans CRT), l'overscan consiste à élargir la taille de l'image affichée pour qu'elle déborde des limites physiques de la dalle (le téléviseur opère en quelques sortes un zoom dans l'image). Pourquoi un tel réglage ? À l'époque ou les téléviseurs étaient équipés d'un tube cathodique avec un canon à électrons, il n'était pas rare qu'ils souffrent d'un défaut de centrage de l'image et de dérive, ce qui pouvait laisser apparaître des déformations, des lignes noires ou des parasites sur les bords de l'image. Les téléviseurs étaient alors réglés pour effectuer un léger zoom dans l'image afin de ne pas en afficher les bordures et leurs éventuels défauts. En amont, les programmes TV étaient calibrés pour qu'aucune information importante ne soit présente dans les limites de ces marges.

Sur les téléviseurs actuels, le réglage d'overscan existe toujours et il est parfois activé par défaut. Il faut donc le désactiver pour profiter d'une image en pleine résolution en réception TV (1080i avec la TNT HD). Ce réglage n'est en principe pas disponible pour les entrées vidéo HDMI qui bénéficient d'un affichage "pixel pour pixel" : pour un téléviseur de résolution 1080p, chaque pixel de l'image source en HD (Blu-ray, par exemple) correspond ainsi à un pixel de la dalle du téléviseur. Idem pour un téléviseur UHD 4K connecté pour visualiser un contenu UHD 4K sur Netflix, par exemple. Lorsque la source est exactement de la même définition que la dalle, il n'y a en effet aucun risque de voir des défauts en bordure d'image. Au contraire, si l'overscan était activé dans ce cas, cela ferait disparaître une partie de l'image originale et forcerait le téléviseur à recalculer chaque pixel de l'image, ce qui nuirait à la définition et à la qualité globale de l'image.

Le rétro-éclairage dynamique

Cette technologie fait appel à un capteur de luminosité qui détecte le niveau d'éclairage de la pièce dans laquelle se trouve le téléviseur. Un programme adapte alors la puissance du rétroéclairage du téléviseur en fonction de la luminosité ambiante : plus la pièce est lumineuse, plus le niveau de puissance du rétroéclairage est important, et inversement, plus la pièce est sombre, plus la puissance du rétroéclairage est faible.

Ce système permet donc d'optimiser le rétro-éclairage du téléviseur afin de l'adapter aux conditions d'éclairage de la pièce en temps réel. On garde ainsi subjectivement un niveau de luminosité constant de l'image. Cela évite de se retrouver avec une image trop lumineuse, donc fatigante pour les yeux, lorsque la luminosité dans la pièce décroît, et inversement, de se retrouver avec une image trop sombre (voire bouchée) lorsque la luminosité dans la pièce vient à augmenter. Accessoirement, ce procédé permet également de moduler de manière dynamique la consommation énergétique du téléviseur.

Il peut être utile d'activer ce procédé pour un usage quotidien en journée, mais il est préférable de le désactiver en mode "cinéma", lorsque les conditions de luminosité ambiante sont stables et maîtrisées.

Le rétro-éclairage par zone

Présente sur certains téléviseur LCD et LED, cette fonction (baptisée local dimming ou micro dimming) module le rétroéclairage des zones de l'écran affichant une partie sombre ou noire de l'image diffusée. Bien maîtrisée et bien mise en œuvre, cette technologie permet de produire des noirs profonds et denses, ce qui est très appréciable en conditions "cinéma" dans une pièce plongée dans la pénombre. Mais lorsqu'elle est mal gérée, elle peut générer des artefacts (halos lumineux) ou occasionner des pertes d'informations en faisant disparaître certains détails ou objets lumineux sensés apparaître au cœur d'une zone sombre de l'image. Si possible, il est alors recommandé de la désactiver.

Sony KD-55X9005C

Afin de déterminer si la gestion du Local Dimming d'un téléviseur est efficace, on peut le tester en l'activant et le désactivant sur des images à dominante sombre sur lesquelles des objets lumineux se détachent. Les scènes dans l'espace ou les images présentant un ciel étoilé sont parfaites pour cela.

La netteté

Le réglage de la netteté permet de modifier la précision d’une image de façon artificielle : le processeur vidéo du téléviseur analyse l'image et ajoute des contours blancs aux zones sombres afin qu'elles ressortent mieux. Les bords des objets à l'écran semblent ainsi mieux dessinés, plus nets. Attention cependant à ne pas trop pousser le curseur, sous peine d'obtenir une image peu naturelle, avec des bords artificiellement marqués.

Pour obtenir un rendu acceptable et le plus naturel possible, on peut se focaliser sur une zone sombre de l'image qui se détache sur un fond moyen (idéalement un objet noir sur fond gris). On ajuste alors le réglage de la netteté de telle sorte que la limite entre les deux zones paraisse neutre. Si la netteté est poussée à l’excès, on observe distinctement un trait blanc entre les deux zones : l'image semble dure et très peu naturelle. À l'inverse, si le réglage de netteté est trop faible, l’image semble floue.

Pour préserver l'intention du réalisateur et ne pas risquer de dénaturer l'image d'un film ou d'une série de qualité, il est recommandé de ne pas activer les processus visant à améliorer la netteté, ou alors avec modération.

Mire THX - Monitor Performances

La mire THX Monitor Performances permet de régler la netteté de l'image en observant les transitions entre les bandes noires et blanches (au-dessus des deux flèches). Il ne doit subsister ni ombre, ni halo.

La réduction de bruit

Tous les traitements dont l'appellation contient les lettres "NR" (Noise Reduction en anglais) ou baptisés "réduction du bruit" en français ont pour objectif de réduire les interférences visibles (papillotements, blocs de pixels) provoquées par la compression des fichiers vidéo, qu'il s'agisse des émissions de la TNT, des films et séries TV sur disques DVD et Blu-ray ou des programmes téléchargés ou streamés depuis des sites spécialisés.

Ces traitements sont généralement assez efficaces mais s'accompagnent souvent d'une diminution de la netteté et du niveau de détail dans les zones traitées (lissage de l'image). Dans certains cas, ils peuvent même générer des artefacts ou des aberrations dans l'image ! L'idéal est de ne pas y avoir recours ou de régler ce traitement à un niveau assez faible pour ne pas altérer la qualité globale de l'image.

La fluidification des mouvements


Particulièrement recommandé pour les événements sportifs, ce réglage permet de conserver toute la clarté de l’image lors d’un match. Vous pouvez ainsi clairement percevoir la balle de tennis lors d’un service fulgurant ou le ballon de foot pendant une action décisive. Exprimée en Hertz, la fréquence de rafraîchissement peut être optimisée sur la plupart des téléviseurs actuels grâce à des processus de traitement vidéo tels que l’insertion d’images par interpolation, souvent associé à une modulation du rétro-éclairage sur les téléviseurs LED (Backlight Flashing et Backlight Scanning). Le processeur vidéo du téléviseur est ainsi capable de "fabriquer" et d'insérer une image intermédiaire entre deux images afin de fluidifier la séquence et réduire l’effet de flou provoqué par les mouvements rapides. Cette technologie prend différentes appellations selon la marque : MotionFlow (Sony), Motion Plus (Samsung), IFC - Intelligent Frame Creation (Panasonic), PMR - Perfect Motion Rate (Philips), TruMotion (LG)... Ce processus peut être activé ou désactivé dans le menu de réglages du téléviseur.

Interpolation d'images

Très appréciable pour les retransmissions d'événements sportifs, la technologie de fluidification par interpolation d'image n'est pas forcément recommandée sur les films et séries. Elle produit généralement un important effet de lissage qui peut paraître étrange, notamment avec les films de cinéma tournés en 24 images par secondes. On se retrouve ainsi devant une image qui semble avoir été tournée avec un caméscope.

Les nuances de noir (ou profondeur du noir)

Ce réglage est sensé améliorer le niveau de noir pour donner plus de profondeur à l'image. Dans les faits, ce réglage accentue effectivement le niveau de noir dans les zones sombres de l'image, mais bien souvent au détriment du niveau de détail. Il est généralement souhaitable de désactiver ce paramètre.

Le détail dans les zones sombres (Black Detail)

Ce réglage est l'exact opposé du précédent ! Il est conçu pour augmenter le niveau de détail des zones sombres. Il n'est pas nécessaire de l'activer non plus...

Gestion avancée des couleurs, gamma, balance des blancs, paramètres ISF

Lorsqu'ils sont présents, ces paramètres se destinent à un étalonnage très poussé du téléviseur réalisé par un expert en calibration. Il est recommandé de ne pas intervenir dessus, à moins de savoir précisément quel paramètre régler et dans quelle mesure.