10 erreurs à ne pas commettre en home-cinéma (image)

10 erreurs à ne pas commettre en home-cinéma (image)

Vous envisagez d’acheter un tout nouveau téléviseur ou un vidéoprojecteur ? Vous souhaitez mettre toutes les chances de votre côté pour profiter de la meilleure qualité d’image ? Que vous installiez votre système home-cinéma dans votre salon ou dans une pièce dédiée, voici 10 erreurs à ne pas commettre pour profiter d’une qualité d’image optimale avec votre TV et/ou votre projecteur.

  1. Ne pas traiter la pollution lumineuse
  2. Ne pas utiliser d’écran ou négliger sa qualité (projection)
  3. Projeter avec de la lumière ambiante sans toile technique
  4. Choisir un écran trop grand ou trop petit par rapport à la distance de visionnage
  5. Utiliser un vidéoprojecteur avec une luminosité inadaptée
  6. Ne pas vérifier sa sensibilité à l’effet arc-en-ciel
  7. Ne pas tenir compte des contraintes de placement du vidéoprojecteur
  8. Ne pas tenir compte du bruit et de la chaleur du vidéoprojecteur
  9. Négliger les câbles et les accessoires
  10. Ne pas régler l’image de sa TV ou de son projecteur

1 - Ne pas traiter la pollution lumineuse

Nombreux sont celles et ceux qui installent leur home-cinéma dans leur salon. Contrairement à une salle de cinéma, cette pièce de vie n’est pas toujours idéale pour obtenir une bonne qualité d’image. Pourquoi ? À cause de la pollution lumineuse. Cette dernière se manifeste différemment selon qu’on utilise une TV ou un vidéoprojecteur.  

Reflets sur TV OLED

Dans un environnement lumineux, à proximité d’une fenêtre ou en présence d’éclairage d’ambiance, l'écran du téléviseur peut se comporter comme un miroir et nuire à la visibilité de l’image affichée.

Avec une TV, ce sont principalement des reflets à l’écran qui altèrent la lisibilité des images. En pleine journée, sur des images sombres, le téléviseur peut se comporter comme un miroir s’il n’est pas doté d’un filtre antireflets efficace, même en poussant le réglage de luminosité. La solution consiste alors à faire la pénombre ou l’obscurité dans la pièce, en installant des rideaux occultants aux fenêtres, par exemple. Vous aimez conserver une lumière d’ambiance pour regarder la TV ? Prenez garde à l'emplacement de vos éclairages. S'ils sont dans l’axe du téléviseur derrière les spectateurs, vous les verrez inévitablement se refléter à l’écran ! Idem pour des objets réfléchissants placés derrière les spectateurs et éclairés indirectement (vitrine, cadre décoratif, miroir…). 

La sélection Ambilight

Les TV Philips Ambilight offrent une solution idéale pour ceux qui souhaitent conserver une lumière d’ambiance en regardant la TV. Elles sont dotées de plusieurs rampes de LED derrière l’écran qui diffusent une lumière colorée. Cette lumière peut même être assortie en temps réel à l’image affichée à l’écran, pour en étendre la portée subjective !

D’autres solutions existent pour diffuser une lumière d’ambiance autour de l’écran du téléviseur, comme le système Bias Lighting Medialight MK2 Flex. Ce dernier limite voire supprime les reflets lumineux sur la dalle de l'écran tout en offrant un confort de visionnage incomparable.

Bias Lighting Medialight MK2 Flex

Fixé derrière l’écran du téléviseur, le système Bias Lighting Medialight MK2 Flex réduit de manière drastique les reflets sur la dalle de l'écran et optimise le confort de visionnage.

En vidéoprojection, la première source de pollution lumineuse est la lumière ambiante. Essayez de projeter dans une pièce baignée de lumière : l’image est terne, le contraste très faible. La lumière du jour (ou des éclairages) se reflète sur l’écran de projection, faisant baisser drastiquement le contraste. À moins de posséder un vidéoprojecteur extrêmement lumineux (3000 lumens ou plus), ou un écran technique capable de limiter les reflets, les conditions de projection seront souvent décevantes.

Une première solution consiste à faire l’obscurité dans la pièce, en fermant les volets et/ou les rideaux.

Remarque
Notez que les écrans techniques réduisent non seulement les effets de la lumière ambiante sur l’image mais empêchent aussi les fuites lumineuses vers la pièce. Ils limitent ainsi de manière très importante la réflexion de la lumière venant du vidéoprojecteur sur les murs et sur le plafond.

Comparaison entre projection dans la pénombre et dans une pièce éclairée

Selon qu’on projette dans la pénombre (à gauche) ou dans une pièce éclairée par la lumière du jour (à droite), la qualité d’image n’est pas du tout la même. La lumière ambiante limite le contraste et affadit les couleurs.

La couleur du plafond et des murs impacte également la qualité de l’image. Pourquoi ? Parce que la lumière ambiante ainsi que celle projetée par le vidéoprojecteur est réfléchie par les murs et le plafond. S’ils sont blancs ou de couleur claire, les reflets et la luminosité ambiante sont plus importants et l’image projetée en pâtit. Les couleurs sont délavées, le contraste est en berne, c’est la déception. Les fenêtres et les baies vitrées posent le même problème. 

Projection en journée rideaux tirés avec murs et plafond blancs

Dans une pièce aux murs et au plafond blancs ou clairs, les couleurs sont ternes et l’image projetée manque de contraste.

Plusieurs solutions existent pour y remédier. D’abord, on peut peindre les murs et le plafond d’une couleur plus sombre, avec une peinture mate pour limiter sinon éliminer les réflexions. Il n’est pas nécessaire de repeindre toute la pièce ! On peut commencer par le mur derrière l’écran et peindre également la partie du plafond et des murs latéraux située entre l’écran et les spectateurs. En créant une sorte d’alcôve plus sombre autour de l’écran, l’image retrouve une plus grande plage dynamique avec un meilleur contraste. On exploite mieux les performances du projecteur et on obtient des couleurs vives, bien saturées. 

Projection rideaux fermés avec plafond et murs gris

En peignant d’une couleur sombre le plafond et le mur derrière l’écran, on optimise le contraste et la colorimétrie de l’image projetée.

Si on ne souhaite pas assombrir les murs, on peut recourir à des rideaux de couleur foncée sur les côtés des spectateurs, et aussi de chaque côté de l’écran. Les rideaux permettent par ailleurs d’éliminer les reflets sur les fenêtres. Il suffit de les déployer avant la séance pour améliorer le contraste et les couleurs de l’image.

Enfin, d’autres sources de pollution lumineuses existent auxquelles on ne pense pas forcément : la finition des enceintes, des pieds d’enceintes et du mobilier. Il convient alors d’éviter les surfaces claires ou réfléchissantes comme la laque, ainsi que les tablettes en verre. On privilégiera plutôt une finition foncée et mate, par exemple.

2 - Ne pas utiliser d’écran ou négliger sa qualité (projection)

Pour bénéficier d’une belle qualité d’image, la surface sur laquelle elle est projetée est aussi importante, voire plus, que le vidéoprojecteur. En effet, qu’on projette directement sur le mur ou sur un écran de projection, le rendu final de l’image est directement impacté par le support. Des aspérités sur le mur, une surface granuleuse ou un revêtement brillant peuvent détériorer la qualité d’image d’un vidéoprojecteur. La définition et la précision de l’image mais aussi le contraste et la fidélité des couleurs vont en pâtir. Le gondolement de la toile d’un écran de projection est également problématique puisqu’il génère des déformations de l’image. Ce n’est pas très agréable de percevoir des vagues sur l’image lors des travellings quand on regarde un film ! Hors, tout défaut de la surface de projection, et donc de l’image, peut attirer le regard, distraire le spectateur et in fine, nuire à son immersion.

Goo Systems

Goo Systems propose plusieurs types de peintures pour réaliser soi-même son écran de projection en le peignant directement sur le mur.

Si on souhaite projeter directement sur le mur, il faut s’assurer de sa parfaite planéité et de l’absence de relief et d’aspérité. Idéalement, il est recommandé d’appliquer une peinture spéciale écran comme celle proposée par le fabricant spécialisé Goo Systems. Il existe plusieurs couleurs adaptées à différentes conditions de projection : blanc référence (6500 K) pour une salle home-cinéma ; gris clair neutre pour les pièces à luminosité ambiante modérée ou variable… 

Mur peint avec la peinture Goo 2.0 High Contrast

À gauche, le mur peint avec la peinture Goo 2.0 High Contrast, à droite, l’image projetée sur ce même mur lorsque la pièce est plongée dans la pénombre.

On peut même délimiter la zone de projection en peignant au mur un cadre noir tout autour ou mieux, en recouvrant d’une couleur sombre l’intégralité du mur autour de l’image.

Si on veut projeter sur un écran de projection, il ne faut pas hésiter à investir dans un modèle de qualité. En effet, un bon écran est un investissement plus pérenne qu’un projecteur que l’on peut être amené à changer plus souvent en fonction des évolutions technologiques.

Type d’écran

Classement

Avantages

Usage recommandé

Écran fixe

*****

Tension maximale

Planéité parfaite

Effet cinéma

Cinéma privé, salle de divertissement

Écran électrique tensionné

****

Tension optimisée

Très bonne planéité 

Discrétion une fois enroulé

Salon, chambre, salle dédiée

Écran électrique standard
et écran manuel

***

Tension moyenne

Planéité perfectible

Tarif plus accessible

Pièce de vie, idéal pour débuter avec un budget limité

Lumene Coliseum UHD 4K/8K Platinum

L'écran de projection Lumene Coliseum UHD 4K/8K Platinum dispose d'une toile tensionnée pour offrir une surface parfaitement plane. Elle est de surcroît réalisée dans un matériau extrêmement lisse, optimisé pour l'Ultra Haute Définition (UHD 4K).

3 - Projeter avec de la lumière ambiante sans toile technique

Projeter une belle image dans une pièce lumineuse est extrêmement difficile. Sur un mur comme sur un écran blanc, la lumière ambiante ruine le contraste et rend l’image terne, sans vie. Un projecteur très lumineux constitue alors une condition nécessaire mais pas suffisante pour profiter d’une image bien contrastée. Il faut en effet “contrôler” la lumière ambiante pour éviter qu’elle ne ternisse les couleurs à l’écran. 

Projection sur écran de projection Lumene Movie Palace UHD 4K Extra Bright

L’écran de projection Lumene Movie Palace UHD 4K Extra Bright (à droite) est optimisé pour les vidéoprojecteurs à focale ultra courte. En journée, sans faire la pénombre dans la pièce, il permet d’obtenir une image contrastée aux couleurs saturées. La projection sur un mur blanc (à gauche) est très loin d’offrir la même qualité d’image.

La solution passe par un écran doté d’une toile technique. Avec les projecteurs ultra courte focale, on recommande ainsi l’usage d’un écran ALR (Ambiant Light Rejecting). Sa toile présente en surface des micro reliefs qui ont deux fonctions. Ils renvoient dans l'axe de l'écran, vers les spectateurs, le faisceau lumineux du vidéoprojecteur venant du bas. Cela limite la réflexion de la lumière venant du vidéoprojecteur sur les murs et le plafond de la pièce, ce qui réduit fortement une des premières sources de pollution lumineuse de l'image. De plus, ces micro reliefs réfléchissent en dehors de l'axe de l'écran la lumière ambiante issue des murs et du plafond. Cela préserve l’intensité des couleurs et le niveau de contraste de l’image.

Une seconde solution consiste à appliquer sur le mur une peinture grise spécifique comme la peinture Goo 2.0 High Contrast ou la peinture Goo 2.0 Max Contrast. La première est conçue pour les pièces à luminosité ambiante modérée ou variable. Elle convient pour la plupart des vidéoprojecteurs à rendement lumineux moyen (jusqu’à 2000 lumens environ). La seconde est idéale pour une utilisation avec la plupart des vidéoprojecteurs à rendement lumineux élevé (plus de 2000 lumens), ainsi que les vidéoprojecteurs ultra courte focale.

4 - Choisir un écran trop grand ou trop petit par rapport à la distance de visionnage

On pourrait croire que le choix de la taille d’un écran de projection ou d’un téléviseur est uniquement une affaire de goût. Mais il faut aussi tenir compte du fonctionnement de la vision humaine. Le champ de vision d’un adulte couvre environ 120° à l’horizontale. Mais la discrimination des couleurs est optimale dans un champ deux fois moindre (60°). Quant à la reconnaissance des symboles, c’est dans un champ encore plus restreint (40° seulement) qu’elle est la meilleure.

Des instances spécialisées comme la SMPTE (Society of Motion Picture & Television Engineers) et THX recommandent ainsi le placement des spectateurs à une distance à laquelle l’écran du téléviseur occupe entre 30° et 40° dans le champ de vision horizontal. Ainsi, les spectateurs peuvent embrasser du regard tous les éléments constitutifs de l’image avec une immersion optimale, sans risque d’en déceler les pixels ou les éventuels défauts.

À quelle distance doit-on regarder l'écran ?

5 - Utiliser un vidéoprojecteur avec une luminosité inadaptée

C’est une tendance qui se confirme depuis plusieurs années : les projecteurs sont de plus en plus lumineux. Hors ce n’est pas forcément une bonne chose. Tout dépend de la taille de l’image projetée et des conditions de projection (pénombre ou pièce lumineuse, gain de la toile de l’écran). 

Pour une taille d’image inférieure ou égale à 2 m de diagonale dans une pièce plongée dans la pénombre, il n’est pas nécessaire d’utiliser un projecteur de plus de 1500 lumens. À moins de le basculer en mode éco ou d’activer la gestion dynamique de la luminosité s’il en est pourvu (iris dynamique / modulation de la lampe). Sans quoi, l’image risque d’être trop claire et les noirs seront gris, avec un contraste en berne.

Entre 2 et 3 m de diagonale, une luminosité de 1500 à 2000 lumens est généralement suffisante. Au-delà de 3 m de diagonale image, on peut envisager un projecteur offrant une luminosité supérieure à 2000 lumens. 

BenQ W5700

Avec sa luminosité de 1800 lumens, le BenQ W5700 se révèle parfaitement adapté pour une installation dans une salle home-cinéma dédiée.

Bien entendu, à taille d’image égale, il faut prévoir un projecteur plus lumineux si on projette dans une pièce éclairée. Il faut aussi envisager un écran technique ou une peinture spécifique (voir point précédent). 

Optoma UHZ50

Avec sa très haute luminosité (3000 lumens), le vidéoprojecteur laser Optoma UHZ50 peut être utilisé en pleine journée sans nécessiter de faire l'obscurité totale dans la pièce.

Une trop faible luminosité par rapport à la surface de projection est également problématique. L’image est fade, les couleurs restent ternes et le contraste insuffisant.

Attention également à l’usure de la lampe ! La plupart du temps, une lampe UHP classique perd environ 50% de sa puissance lumineuse lorsqu’elle atteint la moitié de sa durée de vie. Sa température de couleur évolue également avec le temps, nécessitant de recalibrer le projecteur après quelques centaines d’heures d’utilisation. 

Par ailleurs, la projection 3D et la projection HDR réclament une puissance lumineuse plus importante que la projection d’images 2D SDR. Dans ce cas, la lampe voit ses capacités diminuer plus rapidement. 

Tout savoir sur le HDR et le Dolby Vision

Notez que les lampes laser offrent plusieurs avantages non négligeables par rapport aux lampes classiques. Outre leur durée de vie de 20 000 à 30 000 heures, leur luminosité et leur température de couleur restent très stable dans le temps.  

Vidéoprojecteurs laser

6 - Ne pas vérifier sa sensibilité à l’effet arc-en-ciel

Parmi les différentes technologies de projection existantes, la technologie DLP, qui est la plus répandue, peut générer un effet arc-en-ciel pour les personnes qui y sont sensibles. Sur les scènes d’action rapide ou sur les images très contrastées, certaines personnes perçoivent des “traînées” de couleur primaire à l’image avec un effet de type "stroboscopique". 

Roue chromatique de projecteur DLP

La technologie de projection DLP fait le plus souvent appel à une roue chromatique RVB qui peut générer un effet arc-en-ciel chez certaines personnes. Pour y remédier, les fabricants utilisent des roues colorimétriques plus performantes, avec par exemple 6 segments (RVB RVB).

Cela est dû au fait que la technologie DLP fonctionne de manière séquentielle, en projetant successivement et très rapidement les composantes rouge, verte et bleue de l’image. Grâce au phénomène de persistance rétinienne, le cerveau recompose l'image en couleur comme si elle était projetée en une seule fois. Cela fonctionne très bien pour la majorité des spectateurs, mais chez certains cela provoque ce fameux effet arc-en-ciel. 

Pour contrer ce phénomène, les fabricants utilisent de plus en plus des roues chromatiques à plusieurs segments avec une vitesse de rotation élevée ou une source lumineuse LED RVB (Rouge Vert Bleu) sans roue chromatique pour réduire drastiquement, voire éliminer, cet effet arc-en-ciel.

Avant d’investir dans un vidéoprojecteur, il est donc recommandé de tester sa sensibilité aux effets arc-en-ciel en se rendant dans un magasin pour demander une démonstration de vidéoprojecteur DLP. Si vous êtes sensible à ce phénomène, il est préférable de vous tourner vers une technologie de projection alternative : tri-LCD (Epson), D-ILA (JVC) ou SXRD (Sony).

DLP, LCD, SXRD, D-ILA : comprendre les technologies de vidéoprojection

7 - Ne pas tenir compte des contraintes de placement du vidéoprojecteur

Tout vidéoprojecteur est soumis à des contraintes de placement liées aux caractéristiques de son optique. En fonction de la taille de l’image souhaitée et du recul disponible dans la pièce, le projecteur le plus adapté ne sera donc pas le même. Avant d’acheter un projecteur, il faut bien étudier son projet pour déterminer la taille d’image que l'on souhaite et l'endroit où l'on compte installer le projecteur dans la pièce.

Taille d'image et distance de projection

Pour une même taille d’image, selon le projecteur sélectionné, on ne le placera pas à la même distance de l’écran.

Le premier critère à prendre en compte est la distance focale de son objectif. Cette dernière désigne la distance à respecter entre le projecteur et l’écran pour obtenir une image nette. On peut ainsi classer les projecteurs en quatre grandes familles : 

  • les vidéoprojecteurs ultra courte focale qu’on place au pied du mur ou de l’écran de projection,
  • les vidéoprojecteurs à focale courte qui demandent un recul de 1 à 4 mètres par rapport à l’écran de projection. 
  • les vidéoprojecteurs à focale moyenne qu’on place à une distance comprise entre 2 et 7 m de l’écran environ. 
  • les vidéoprojecteurs à longue focale, dits projecteurs “fond de salle”, qui nécessitent plus de 4 mètres de recul.

Pour déterminer facilement quel projecteur est adapté à une taille d’image donnée, vous pouvez vous référer au calculateur d’écran Son-Vidéo.com.

Notez que les projecteurs équipés d’un zoom optique peuvent couvrir une plus grande distance focale. Ils offrent ainsi davantage d’amplitude de placement en ce qui concerne la distance par rapport à l’écran.

Second point à prendre en compte pour le placement du projecteur : son offset. Ce terme désigne le décalage en hauteur entre le plan de l'objectif du vidéoprojecteur (posé horizontalement sur une table) et la limite haute de l'image projetée. On l’appelle aussi “décalage de projection” ou “position de projection”. Ce décalage est lié à la conception même de l'optique du vidéoprojecteur et ne peut donc pas être modifié. Il conditionne la hauteur de placement du projecteur par rapport à l’écran. Que vous souhaitiez installer le projecteur sur une table basse ou sur une étagère, ou bien sur un support mural ou au plafond, il faut donc tenir compte de l’offset pour savoir à quelle hauteur le placer.

Offset d'un projecteur

L’offset du projecteur pose une contrainte en ce qui concerne la hauteur du projecteur par rapport à l’écran. Pour s’en affranchir et obtenir davantage de latitude, il faut choisir un projecteur offrant une fonction de décalage vertical de l’optique (lens shift).

La longueur focale de l’objectif et l’offset déterminent donc de manière précise la zone de placement idéale du projecteur. S’il est placé trop près ou trop loin de l’écran, la netteté de l’image n’est pas garantie. S’il est placé trop bas ou trop haut, l’image sera hors cadre.

Par ailleurs, s’il est décalé vers la gauche ou vers la droite par rapport au centre de l’écran, la géométrie de l’image est affectée. On obtient alors une image en forme de trapèze. On veillera donc à toujours bien centrer l’objectif du projecteur par rapport aux bords droit et gauche de l’écran.

Lens shift et correction trapèze : définition et différences

Le lens shift est un procédé mécanique de décalage optique de la lentille du vidéoprojecteur. Il permet de décaler l’image horizontalement et/ou verticalement sans la déformer lorsqu’on ne peut pas placer le projecteur exactement dans l’axe de l’écran. On le trouve généralement sur les projecteurs moyen et haut de gamme car c’est un dispositif coûteux et complexe à mettre en œuvre.

Lens shift vertical

La fonction de lens shift vertical permet de décaler l’image en hauteur sans déplacer le projecteur.

La correction trapèze (ou keystone) est un procédé électronique permettant de corriger la géométrie de l’image. Lorsqu’il est nécessaire d’incliner le projecteur vers le haut ou vers le bas, ou de l’orienter vers la gauche ou vers la droite pour projeter sur l’écran, l'image est nécessairement déformée : ses bords verticaux et/ou horizontaux ne sont plus parallèles. On peut corriger cette forme de trapèze grâce à un traitement numérique par compression de pixels. En déformant les bords de l’image sur une plage de pixels plus ou moins importante (variable selon les projecteurs), on rétablit la géométrie de l'image qui retrouve alors une forme rectangulaire. Mais la définition de l’image en pâtit, c’est pourquoi il est préférable d’éviter d’y avoir recours.

Fonction Keystone (correction trapèze)

La correction de trapèze verticale (keystone) permet de rétablir la géométrie correcte de l’image lorsqu’on est forcé de décaler le projecteur sur le côté par rapport au centre de l’écran. On perd cependant en définition puisqu’il s’agit d’un procédé logiciel qui déforme l’image originale.

8 - Ne pas tenir compte du bruit et de la chaleur du vidéoprojecteur

Vous êtes sensibles aux bruits parasites quand vous regardez un film ? Choisissez un projecteur qui ne soit pas trop bruyant ou activez le mode Éco. Quoi de plus désagréable en effet que le bruit du ventilateur lors d’une scène intimiste ? On considère généralement qu’un niveau sonore de 32 dB ou inférieur est suffisamment faible pour ne pas perturber la séance de cinéma. Au-delà de 32 dB, le bruit est trop perceptible et devient dérangeant.

Ventilateur du projecteur

Selon les projecteurs, le bruit généré par le système de ventilation de la lampe peut se révéler plus ou moins important. En activant le mode Éco de la lampe, on diminue la luminosité et le ventilateur se fait alors plus discret.

En activant le mode Éco de la lampe, le bruit de ventilation est réduit mais la luminosité également. Ce n’est pas critique dans un cinéma privé plongé dans l’obscurité, mais c’est plus gênant dans une pièce de vie en journée car l’image sera moins visible.

Si vous voulez profiter de la bande son du film sans subir la ventilation du projecteur tout en préservant la luminosité et le contraste de l'image, il faudra vous orienter vers des modèles assez haut de gamme. Ils adoptent généralement un châssis volumineux offrant une meilleure gestion des flux d’air pour le refroidissement de la lampe et des composants. Ils intègrent ainsi un ou plusieurs ventilateurs de grand diamètre qui tournent moins vite et plus silencieusement que les petits ventilateurs des projecteurs plus compacts. Ainsi, les vidéoprojecteurs Sony et JVC comptent parmi les plus silencieux du marché.

Une alternative efficace consiste à placer le projecteur dans un local technique isolé phoniquement, derrière une vitre, comme dans les salles de cinéma professionnelles. Mais il faut que les lieux s’y prêtent et surtout, il faut prévoir une ventilation.

La lampe d’un vidéoprojecteur dégage en effet de la chaleur et nécessite d’être refroidie efficacement. C’est pourquoi les projecteurs intègrent tous un système de ventilation, à l’exception de quelques rares modèles à LED de faible luminosité qui ne chauffent pas ou très peu.

Il est donc primordial de veiller à ce que les grilles de ventilation du projecteur soient dégagées, ce dernier devant être installé dans un espace suffisamment ventilé. On évitera ainsi de placer le projecteur dans une niche ou dans un placard dont on aura percé la porte pour laisser passer uniquement le faisceau lumineux ! À moins de prévoir un système de ventilation efficace et silencieux pour en extraire l’air chaud et y faire entrer de l’air frais. Sans cela, c’est la surchauffe de la lampe et la mise en danger du projecteur assurées !

9 - Négliger les câbles et les accessoires

C’est une erreur courante en home-cinéma de ne pas prévoir un budget suffisant pour les câbles et les accessoires nécessaires à l’installation du système.

Sans entrer dans le débat sur la nécessité ou non d'acheter des câbles à prix très élevés, il convient de choisir a minima des câbles de conception robuste aux caractéristiques adaptées aux matériels à relier entre eux. 

Câble Audioquest Cinnamon 48 HDMI

Le câble Audioquest Cinnamon 48 HDMI est compatible avec un débit de données de 48 Gbps pour assurer une parfaite transmission des flux 4K jusqu'à 120 images par seconde ou 8K jusqu'à 60 i/s. Il est même compatible 10K, ce qui le rend parfaitement adapté pour la production vidéo.

Pour relier un lecteur Blu-ray UHD 4K à un projecteur 4K ou une TV 4K, on privilégiera un câble HDMI capable de supporter un débit de 18 Gbps (4K/60 Hz).

Si on souhaite profiter d’images en 4K jusqu’à 120 Hz avec une console de jeux vidéo PlayStation 5 et Xbox Series X ou un ordinateur, il faut alors s’orienter vers un câble HDMI offrant un débit de 48 Gbps.

NorStone Jura HDMI 8K

Le câble HDMI NorStone Jura HDMI 8K offre un débit de 48 Gbps pour assurer le transfert des flux UHD 4K jusqu'à 120 i/s, UHD 8K à 60 i/s, ainsi que des différentes normes HDR, dont le Dolby Vision.

Bien entendu, un câble HDMI haut de gamme n'améliore pas la qualité de l'image délivrée par la source. Cependant, il optimise et sécurise le transfert des données qui constituent l'image. La qualité et la structure du cuivre utilisé (OFC, LGC), la structure du câble, l'isolation des conducteurs, la qualité des connecteurs et le blindage influent sur la qualité de transmission du signal. La nature des matériaux employés, la solidité des connecteurs et le soin apporté à la fabrication sont également un gage de pérennité et de maintien des performances dans le temps. Un câble de qualité supérieure préserve ainsi le signal source, fournit une meilleure protection contre les interférences et promet une plus grande longévité.

Attention également aux grandes longueurs ! 

La norme HDMI n'échappe pas à la règle selon laquelle plus on augmente la longueur du câble, plus le signal subit une atténuation. La longueur maximale généralement admise avant que l'atténuation soit trop forte est de 15 mètres. Cependant, il arrive que l'atténuation se fasse sentir sur des longueurs plus courtes (entre 5 et 15 mètres) avec des câbles basiques. C'est une raison de plus pour investir dans un câble HDMI de qualité supérieure, avec des conducteurs en cuivre et un blindage efficace. Pour les très grandes longueurs, on privilégiera un câble HDMI en fibre optique comme le NorStone Jura HDMI-Optic.

Câble NorStone Jura HDMI-Optic

Le câble NorStone Jura HDMI-Optic utilise une fibre optique pour répondre aux exigences de la norme HDMI 2.0 sur de grandes longueurs. Il assure un transfert optimal des signaux vidéo Ultra HD 4K 60 Hz et HDR, jusqu'à 100 mètres de distance.

Si vous installez votre téléviseur au mur ou votre projecteur au mur ou au plafond, vous aurez besoin d’un support TV ou d’un support de vidéoprojecteur spécifique. Ce serait une erreur d’en négliger la qualité et les fonctionnalités. Une compatibilité étendue du support vous permet d’envisager sereinement le changement du téléviseur ou du projecteur sans changer le support. Les possibilités d’inclinaison et d’orientation sont précieuses pour faciliter l’installation, tout comme la gestion des câbles.

10 - Ne pas régler l’image de sa TV ou de son projecteur

Les réglages par défaut des téléviseurs et des vidéoprojecteurs ne sont pas toujours parfaitement étalonnés pour reproduire l'image le plus fidèlement possible, ni adaptés à toutes les situations de visionnage. 

Même si les fabricants ont fait de sérieux progrès et proposent le plus souvent un mode image cinéma bien calibré, il peut se révéler utile de faire un petit tour dans les menus de réglage image pour optimiser la qualité d’affichage ou l’adapter à ses préférences.

Un disque de calibrage comme le Blu-ray Spears & Munsil UHD HDR Benchmark est pour cela très utile. Il permet de contrôler et d'ajuster de nombreux paramètres d'affichage, notamment le contraste, la luminosité, les couleurs et les teintes, la netteté, la température des couleurs…

Disque Blu-ray de calibration Spears & Munsil UHD HDR Benchmark

Le disque Blu-ray de calibration Spears & Munsil UHD HDR Benchmark permet d'ajuster de nombreux paramètres de l'image d’un téléviseur ou d'un vidéoprojecteur.

Pour bien comprendre à quoi correspond chacun de ces paramètres et comment les ajuster au mieux pour obtenir une meilleure qualité d'image, parcourez le guide : Comment bien régler l’image de son téléviseur, dont les recommandations sont applicables également au réglage d’un vidéoprojecteur.

Comment bien régler l’image de son téléviseur

Enfin, pour compléter ce guide et vous assurer de bien optimiser votre home-cinéma, n’hésitez pas à parcourir le guide “10 erreurs à ne pas commettre en home-cinéma (audio)”.

10 erreurs à ne pas commettre en home-cinéma (audio)